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La cystite

cystite

Une cystite est une inflammation de la vessie. Une urétrite est une inflammation du conduit sortant de la vessie, l’urètre. Les causes et les symptômes de ces deux affections sont cependant souvent les mêmes… 


L’irritation des voies urinaires provoque des symptômes caractéristiques chez l’animal : ils doivent vous alerter et vous engager à consulter rapidement votre vétérinaire.

Les signes caractéristiques d’une cystite

Le chat va fréquemment dans sa litière, y reste plus longtemps que d’habitude, miaule en urinant et/ou laisse des dépôts d’urine en dehors de sa litière. Le chien urine par petites quantités et peut aussi exprimer de la douleur en urinant. Du sang est souvent visible dans l’urine et l’animal se lèche beaucoup dans la zone génitale.

Lorsque l’urine ne peut plus s’écouler à cause d’un calcul ou d’un spasme qui bloque l’urètre, l’animal n’urine plus du tout et est très abattu. Il s’agit alors d’une urgence vétérinaire. Les reins risquent d’être lésés irrémédiablement si le traitement tarde trop.

Les causes les plus fréquentes de cystite

Cystite ne signifie pas forcément présence de calculs urinaires, loin de là. Chez le chien, il s’agit le plus souvent d’une infection urinaire : des bactéries remontent les voies urinaires pour y proliférer, provoquant une inflammation. Les chiennes stérilisées présentent un risque multiplié par 3 ou 4 par rapport aux mâles non castrés.

 Chez le chat, la cause exacte de la cystite reste inconnue dans deux tiers des cas ! On sait juste que cette inflammation (appelée « idiopathique ») de la vessie est souvent reliée à un état d’anxiété chronique chez le chat. Le même type de cystite d’origine nerveuse existe d’ailleurs chez la femme.

Dans certains cas, beaucoup plus rares, une tumeur ou une anomalie anatomique peuvent expliquer les troubles urinaires.

La nutrition : un rôle essentiel dans le traitement de la plupart des cystites

En présence d’une urolithiase, d’une cystite idiopathique ou même d’une infection urinaire, la nutrition a un rôle majeur. A travers l’alimentation, on peut en effet agir sur au moins trois paramètres majeurs de l’urine : l’acidité, la dilution et la teneur en différents éléments pouvant entrer dans la composition de calculs urinaires.

En acidifiant l’urine, on peut prévenir l’apparition des calculs de struvite, l’un des deux types les plus fréquents de calculs urinaires chez le chat et le chien. On peut même dissoudre des calculs existants. L’acidification lutte également contre les infections urinaires.

Plus l’urine est diluée, moins la concentration en minéraux et en substances irritantes dans l’urine est importante. Encourager l’animal à boire plus pour obtenir une urine moins concentrée est reconnu comme un moyen très efficace de lutter à la fois contre les urolithiases (quel que soit le type de calculs en cause) et les cystites idiopathiques.

Enfin, grâce à la formulation de l’aliment, il est possible de limiter la présence de précurseurs de calculs dans l’urine comme le magnésium, l’oxalate, les purines (à l’origine de la formation de calculs d’urate), etc.

Chez les animaux ayant déjà présenté une cystite, des modifications du régime alimentaire sont en général nécessaires pour éviter le risque de récidives. Parlez-en à votre vétérinaire.