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Oxalate de calcium

Il s’agit d’un calcul urinaire, spécifiquement appelé Oxalate de calcium, qui ressemble à s’y méprendre à un joli petit caillou. En effet, lorsque l’urine du chien ou du chat est très concentrée ou qu’elle stagne trop longtemps dans la vessie, les minéraux contenus dans l’urine ont parfois tendance à s’agglomérer et à former de petits « cailloux », qu’on appelle des calculs ou des urolithes. L’affection qu’ils provoquent s’appelle une urolithiase.

Les calculs sont irritants pour les voies urinaires et chez les mâles, ils peuvent empêcher l’écoulement normal de l’urine. Il faut donc traiter le plus vite possible un animal souffrant d’urolithiase et adapter son alimentation pour éviter les récidives.
 

Struvite et oxalate =  les types de calculs les plus fréquents

Dans 85 à 95 % des cas, les calculs observés chez les chats et les chiens sont soit des calculs d’oxalate de calcium, soit des calculs de struvite, aussi appelés phosphates ammoniaco-magnésiens parce qu’ils sont formés de phosphate, d’ammoniac et de magnésium. Les autres calculs (urates, apatite, cystine, silice, xanthine…) sont beaucoup plus rares.

Chez le chat comme chez le chien, il y a presque équilibre entre les deux types de calculs. Le nombre de calculs de struvite tend cependant à diminuer au fil des années. Le nombre de calculs d’oxalate analysés demeure constant chez les chats mais il a légèrement tendance à augmenter chez les chiens.
 

Struvite ou oxalate ?

- Les calculs des struvite concernent plutôt les animaux jeunes alors que ceux d’oxalate se forment plus volontiers chez les animaux âgés.

- Les calculs de struvite sont plus fréquents chez les femelles que chez les mâles. Cela s’explique par le fait que les calculs de struvite font souvent suite à une infection urinaire (chez le chien surtout) et les femelles sont plus exposées à ces infections que les mâles. Pour l’oxalate, c’est l’inverse : les mâles sont plus à risque.

Dans tous les cas, il est nécessaire d’extraire et d’analyser les calculs lorsqu’un chat ou un chien souffre d’urolithiase. L’identification est importante pour éviter les récidives.
 

Les races les plus sujettes aux calculs urinaires

- Les chats persans, siamois et himalayens paraissent davantage à risque pour les deux types de calculs. Le chat des forêts norvégiennes et le chat Manx semblent plus prédisposés aux calculs d’oxalate.

- Ce sont les chiens de petit format qui sont les plus prédisposés à former des calculs. Le risque de struvite est reconnu comme élevé chez le bichon frisé, le schnauzer nain, le shih tzu, le Lhassa apso, le spitz nain, le Cairn terrier, le pékinois, le bichon maltais… Quant au risque d’oxalate, il paraît plus important chez le Chihuahua, le caniche nain et le Yorkshire terrier.
 

Les facteurs favorisants les calculs

- L’abreuvement est un facteur clé : un animal qui ne boit pas assez produit une urine très concentrée : la probabilité que des calculs se forment augmente alors nettement.

- La fréquence de l’élimination urinaire joue un rôle important : si un chat ne va pas volontiers dans sa litière (parce qu’elle est sale par exemple), l’urine stagne dans la vessie et les calculs se forment plus facilement.

- L’obésité et la sédentarité sont des facteurs favorisants des urolithiases félines et canines, comme chez l’homme.

- La composition de l’alimentation influence le risque de calculs de struvite : si l’aliment induit la formation d’une urine acide, les calculs ne peuvent pas se former dans l’urine. La généralisation des aliments acidifiants chez les chats a entrainé une chute de la fréquence des urolithiases à struvite.
 

Prévenir les calculs de struvite et d’oxalate

L’acidification de l’aliment est un bon moyen de prévention des calculs de struvite mais elle n’empêche pas la formation de calculs d’oxalate. Pour ces derniers, mieux vaut jouer sur la dilution urinaire : un aliment légèrement enrichi en chlorure de sodium incite l’animal à boire et donc à uriner plus. C’est un très bon moyen de prévenir les deux types d’urolithiases.

Aujourd’hui, les fabricants d’aliments pour chiens et chats ont les moyens de connaître la probabilité de formation de tel ou tel type de calcul en fonction de la formulation de l’aliment. Ils utilisent ces connaissances pour proposer des aliments visant à prévenir au mieux les urolithiases, selon l’espèce, la race, l’âge et le mode de vie de l’animal.

Le label S/0 signifie que l’aliment est étudié pour prévenir à la fois les urolithiases à struvite et à oxalate de calcium.

 

Références

- Albasan H, Osborne CA, Lulich JP, et al. Rate and frequency of recurrence of uroliths after an initial ammonium urate, calcium oxalate, or struvite urolith in cats. J Am Vet Med Assoc 2009; 235: 1450-1455.

- Houston DM, Moore AEP. Canine and feline urolithiasis: examination of over 50 000 urolith submissions to the Canadian Veterinary Urolith Centre from 1998 to 2008. Can Vet J 2009; 50: 1263-1268.

- Low WW, Uhi JM, Kass PH, et al. Evaluation of trends in urolith composition and characteristics of dogs with urolithiasis: 25,499 cases (1985–2006). J Am Vet Med Assoc 2010; 236: 193-200.

- Roe K, Pratt A, Lulich J, et al. Analysis of 14 008 uroliths from dogs in the UK over a 10-year period. J Small Anim Pract 2012; PMID 22957984.